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Chapitre 2

Chapitre 2







Je me retournai suite à ces voix pour en découvrir l'auteur. Quatre adolescents dont deux étonnamment vêtus nous dévisageaient. L'un – habillé d'un pantalon large et d'un très grand t-shirt – avait la main posait sur l'épaule de David. Un autre avait les cheveux noirs et longs, le troisième paraissait plus âgé que les autres et avait une apparence qui me laissé une impression de déjà vu lors de mes vacances sur les côtes californienne. Le quatrième possédait un style simple. David semblait gênée de me les exposer. Il m'indiqua vite fait leurs noms et m'ordonna de regagner dans ma chambre immédiatement. Ils me contemplèrent tous passer. Je suis pas une bête de foire, merci ! J'empruntai les escaliers, l'ascenseur est moins sportif. Et sans m'en rendre compte, j'atterrît très vite sur mon lit.




Le lendemain matin, le soleil passait à travers les petites rainures des volets. J'ouvris péniblement les yeux. Ma chambre avait une atmosphère agréable qui me laissait mélancolique. Le lit était si confortable, impossible d'en décamper. Mais il le faut bien si je veux tenter une bonne journée sans ronchonner. Je rabattis ma couverture et posai mes deux pieds par terre en commençant par le droit (xD). Je m'infiltrai dans la salle de bain et accomplit toutes les petites préparations du matin. Mon ventre poussa un grondement de famine. David n'était apparemment pas réveillé donc je descendis au self-restaurant de l'hôtel seule. Une fois mon plateau en main, je choisis un bon petit brunch et m'installai à une petite table inoccupé. Le nombre de personnes déjeunant était faible. Je savourais mon croissant tout en m'interrompant avec quelques gorgées de jus d'oranges. La grande baie vitrée donnait sur un jardin magnifique. L'herbe était d'un vert vif et les fleurs resplendissaient. Les arbres étaient grands et majestueux. Ils offraient de légers voiles d'ombres à qui conque se placer sous leurs branches. Mon attention fût retenue sur un petit nid où logeait des petits oisillons. Leur génitrice prenait soin d'eux, elle avait l'air d'y tenir comme à la prunelle de ses yeux. C'était très émouvant.


- Ah, tu es là ! Je me faisais du soucis.


David me fis revenir à la réalité en faisant légèrement vibrer la table. Ce qu'il ne comprenait pas, c'est que j'étais quand même assez grande pour me débrouiller toute seule et qu'il n'avait pas besoin de se faire de « soucis » mais ça avait l'air de lui faire plaisir de jouer le « deuxième papa » alors je ne rechignais pas. Je lui envoyai un sourire et ingurgitai un morceau de croissant.


- Désolé. Tu prends ton petit déj' avec moi ?
- Oui mais pas longtemps. Les garçons me retrouvent dans dix minutes.



Il alla se quérir un café et vînt me tenir compagnie. Il occupé place en face de moi et soufflé de temps en temps sur son crème fumeux.


- En parlant de ton groupe. Pourquoi tu as eu cette réaction hier soir ? Il releva la tête et me regardait dans le blanc des yeux, interrogatif.
- Quel réaction ?
- Il était que dix heures à peine et tu m'envoies me coucher, puis tu n'as pas perdu de temps à faire les présentations non plus.. je trouvais ça bizarre !
- Je suis désolé , j'avais juste des choses à leur dire. Mais maintenant c'est arrangé. Sinon tu fais quoi aujourd'hui ?
- Je sais pas.. Je vais peut-être aller faire un tour en centre-ville, et j'ai jamais vu la tour Eiffel.
- Ok. Mais fais attention à toi, s'il te plaît. Je m'en voudrais énormément si il t'arrivais quelque chose.
- C'est promis.



Nous étions sur le point d'achever nos verres et tasses quand j'aperçût le prénommé Bill à l'entrée du self. Il balayait la salle du regard, sans doute en espérant d'y repérer David qui lui ne pouvait le voir dans sa position. J'observais chacun de ses mouvements mais détournai mon regard lorsque le sien croisa le mien. Je ne pouvais plus rien décrire maintenant car le seul objet que j'avais sous mon nez était mon jus de fruits. Ma paille dans ma bouche, je sirotais le fond.


- Hé, David, bien dormi ?


Je relevai la tête en aspergeant un peu le contour de mon verre, toujours la paille à la bouche ><. Honte à ma pauvre petite personne. Bill avait une main sur l'épaule de David et se contenta de me sourire brièvement en guise de Bonjour. David se retourna et rabaissa la tête tout de suite après avoir découvert Bill. Il scruta sa montre et fît un air épouvanté.


- Oulla ! On va être en retard nous. A plus tard Emma.
- Ok..
chuchotai-je


Ce comportement me laissait perplexe. David entraîna Bill à l'extérieur, limite si il ne le chassait pas. Ils ne s'étaient même pas retournés. A nouveau seule, je débarrassai mon plateau aspergé de jus d'orange puis quittai les lieux.


*


Cette journée avait été magnifique. J'avais découvert des célèbres monuments parisiens, fait quelques emplettes, observait le ciel gris d'hiver sur le champ de Mars et même pris des chinois en photo (xD). Evidemment, j'avais aussi fait le tour de quelques jolies boutiques, sans en ressortir les bras vides. J'étais épuisée et ne pensais qu'à m'affaler sur mon lit. Au coin de la ruelle, j'aperçus enfin l'hôtel et poussai un souffle de soulagements. Devant celui-ci beuglait une foule de filles agitées. Je réfléchis cinq minutes à la cause de ce rassemblement et, soudain, la présence du groupe dans l'hôtel me revînt à l'esprit. Elles devaient toutes être là pour eux. Je me frayai avec difficulté un chemin à travers ce troupeau pour pouvoir atteindre la porte garder par plusieurs garde du corps fortement musclés. Ils avaient de grosses lunettes noires et au moment où je voulus rentrer, ils me stoppèrent dans mon élan.


- Vous n'avez pas le droit d'entrer mademoiselle. Désolé. Je détestais sa façon de me regarder de haut.
- Mais je suis cliente, Monsieur !
- Et moi je suis le président, des centaines de filles ont essayé ce coup là avant vous alors vous perdez votre temps.
- Non mais dîtes-moi qu'je rêve, c'est quoi ces manières,
je passai un bref coup d'½il sur sa broche où était inscrit son nom, Alfred, à traiter les clients comme ça, vous allez perdre votre boulot !
- Bon allez jeune fille, on libère le chemin.



Ce garde me tapait sur les nerfs. J'étais crevée et je devais encore joindre David et attendre qu'il vienne me chercher. Je lui passai donc un coup de téléphone et il m'ordonna de ne pas bouger. En un rien de temps, il était déjà là, devant moi. Il me prit par le bras et expliqua à monsieur Alfred les circonstances. Pour me venger, je lui tirai durement la langue et m'engouffrai à l'intérieur. Le groupe était installé au fond d'un divan dans le salon et même ayant remarqué mon débarquement, aucun ne m'adressa un « Bonjour » ou « Salut, comment vas-tu » au contraire de hier où tous voulait faire ma connaissance. Comportement anormal comme si quelque chose les avaient brouillés.


- Tu montes ? Je dois terminer l'interview, j'en ai pour quinze minutes. Je te rejoins.
- Oui.. mais je serais peut-être sous la douche. A tout à l'heure.



Sans perdre de temps, je m'empressai de me libérer de mes paquets en arrivant dans ma chambre. Je fis un tour sous la douche en me passant un jet d'eau froide sur les jambes. Elles me faisaient males et me paraissaient extrêmement pesantes. C'est peut-être moi qui suis lourde tout court ><. Emberlificotée de ma serviette blanche, je me passai délicatement un peu de crème sur le visage puis m'installai sur mon lit. Je me sentais à présent, bien. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas sentis ainsi. Libre. Sereine. Eloignée de tout. Après cette brève durée d'exalte, j'enfilai mes habits et au moment où j'infiltrai mon pied dans ma chaussette, la dernière chose qui me restait à faire, quelqu'un frappa à la porte ce qui me fis bondir et par la suite, aplatie comme une crêpe sur le sol.


- Oups. Désolé. Je t'ai fais peur ?
- Non, c'est bon !
Je me relevai après cette chute brutale.
- Dis.. Euh.. ca me dérange un peu.. mais..
- Mais ?
- Une journaliste m'a invité à dîner ce soir.. ca te dérange pas ?
- Hum, je vois.
Je lui faisais un grand sourire, cette fois c'étais à mon tour de pouvoir rire de lui. Et comment elle s'appelle ?
- Contente toi de me donner une réponse.
- Non, ça me dérange pas.
- Génial. Bon ben fait pas trop de bêtises et pour ce soir, je préfère que tu restes dans ta chambre. Je te ferais monter un repas.
- Ok..



Alors en plus j'allai resté cloitrer dans l'hôtel mais le pire c'est que c'était même pas l'hôtel, c'était ma chambre. Quel culot ! Une fois qu'il franchît la porte, une appétence folle me poussait à désobéir à ses ordres.






# Posté le jeudi 09 août 2007 13:41

Modifié le mardi 24 juin 2008 15:38

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