Chapitre 6

Chapitre 6




Sur mes paroles, je m'orientai vers le bar où le charmant serveur – dont on parle un peu plus haut avec Gustav (chapitre d'précedent) – agitait les bras dans divers directions pour combler les demandes des clients. Je commandai à mon tour une téquila au bellâtre hawaïen puis je virevolta jusqu'à avoir la vue sur les garçons. A ma plus grande surprise, Gustav, admirait par les deux autres, avait quitté la table et gesticulait de petits mouvements. Enfin bon, au moins il avait daigné se détacher de son siège.

Quelques minutes après avoir pris possession de ma collation et en ayant buvoté quelques gorgées, je le rejoignis afin de me mêler à sa danse. L'ambiance était géniale et je prenais beaucoup de bons temps à onduler telle une danseuse du ventre façon « moi ».


*



La soirée se passait a peu prés bien, même si au bout de trois-quarts d'heure, aucun des deux twins ne s'était remués. Gustav et moi continuions à se trémousser en faisant quelques pauses pour se rafraîchir bien sur. Dans nos mouvements rythmiques au milieu de la foule, je m'amusais à faire valser ma chevelure dans tous les sens, empêchant aux autres de voir mon visage. Malgré mes quelques petites folies, de temps en temps ma vue ne pouvait s'empêcher de se perdre sur Tom, qui observait chacun de mes gestes. Evidemment, ça ne me déplaisait pas tant que ça mais qu'un aussi beau mec vous reluque, c'est disons . . assez gênant. Mais une chose était positive, c'est qu'il ne pouvait pas remarquer que mon teint avait forcément virer au rouge tomate dans la pénombre. .

Mes talons commençaient à me faire sérieusement mal, j'endurais une chaleur insoutenable et ma fatigue prenait le dessus. Je calais mon postérieur au fin fond de mon fauteuil suivi de prés par Gustav. Les garçons nous couvaient des yeux.


- Ben alors, vous dansez plus ? lança Tom
- Non, pfffff .... J'pense que ça suffit là. Prononçai-je dans mon souffle saccadé.
- On va pas tarder à descendre à nos chambres, vaut mieux pas contredire David. Protesta Bill détachant son regard passionné sur la petite bougie centrale.
- Il fait chier, moi j'ai pas envie, je reste là encore un peu. Annonça son jumeau.
- Ben comme tu veux.. nous on y va.. a tout a l'heure frero. Renvoya Bill.
- Bonne soirée Tom, articulai-je en usant de mes charmes visuels.



Lui, fit de mêmes mais rajouta à cela la délicatesse de sa bouche, faisant vaciller son piercing avec sa langue – comme il sait si bien le faire -. Je détournais ma vision pour la mettre dans un tout autre champs beaucoup moins intéressant. Le chemin pour retourner dans ma petite chambre. Je pus entrevoir que Bill et Gustav était déjà bien loin, enfin à la sortie du bar. Mais avant que je ne fasses deux trois pas, je ne les voyais déjà plus. J'entamai donc mon parcours seul, portant réflexion sur des détails peu important. Involontairement, quelques une de mes pensées s'échappèrent vers Tom mais en raisonnable. Une fois arrivée dans le couloir, vide à cette heure-ci et éclairé chaleureusement par des petits projecteurs au plafond, je m'aventurais à l'intérieur des toilettes – histoire de visualiser ma tête après cette soirée mouvementée -. Je fis une petite remise en place de quelques mèches rebelles et me décidai enfin à ressortir.
J'étais plantée le nez dans mon petit sac, cherchant farouchement mon téléphone. Mes foulées, orientées vers l'escalier, ne faisaient que changer de rythme, de temps à autre un petit arrêt poursuivi par un grognement.

Quelque chose attoucha mon épaule en exerçant une légère pression afin que je me retourne. Logiquement, une main et ma vue atterrit sur .. mon portable.



- C'est ça que tu cherches ?


En l'empoignant, je reconnus un t-shirt familier, pré visualisé dans la soirée.


- Oh Tom. Merci beaucoup, j'ai cru l'avoir perdu.
- Derien princesse.
Pourquoi faut-il toujours qu'il me donne des surnoms comme ça ?
- Tu viens ? On descend ?



Il approuva d'un signe positif. Le grand hôtel de luxe était baigné dans un silence mélancolique. On pouvait percevoir le bourdonnement des moteurs de voitures et certains brouhaha de télévisions encore allumées. Pendant un instant, nous n'emmétrâmes aucun son. Mais cela ne dura qu'un temps.


- Vous faîtes quoi demain ? interpellai-je
- Pour une fois, on a rien de la matinée mais on a une séance de dédicace tout l'après-midi.
- Oh super.
- Ouai j'suis content de enfin pouvoir faire une grasse mat' .




Nous dévalions les escaliers en continuant notre discussion. Il était finalement gentil et doux contrairement au air de dragueur qu'il faisait paraître.


- Bon, moi je suis à l'étage du dessous. Expliqua-t-il
- Ok.. et c'est laquelle ta chambre ?
- Huuum, tu veux que je te la montre ? prononça-t-il d'une voix terriblement envoûteuse.


Trop tentant mais si David nous voit.. et puis c'est pas raisonnable. Je me contenterai d'un gloussement de rire.


- Euh.. non désolé, j'suis vraiment fatiguée, une prochaine fois peut-être.
- Avec plaisir. A demain.




Mystifiée par son regard ensorcelant, c'est comme si je ne pouvais plus bouger. Je tentais de reprendre mes esprits mais le geste qu'il fit par la suite aller comme me faire fondre.. Un penchement vers l'avant, s'approchant délicieusement de ma joue, ou juste un peu plus bas, en y déposant un délectable baiser, me faisant découvrir son odeur à la fois attirante et friande. Un frisson terrible me parcourut tout le corps à une vitesse grand V, accélérant ma respiration modérément. M'ayant mis complètement mal à l'aise, dés qu'il reprit sa position, je lui adressai une espèce de sourire forcé ajouté d'un petit geste de main rapide. Puis je tournicotai avec mal pour poursuivre mon chemin. Tout allait si vite.



*



Le lendemain, vers midi après mon réveil, j'étais enrobée de mon peignoir blanc, les cheveux entrelaçaient dans un petit élastique argenté, en chignon négligé, face à la grande vitre me donnant vue sur Paris revêtu de son grand manteau blanc. Je scrutais tout l'horizon. Mes prunelles vertes pâles divaguaient dans tous les sens. Dans la rue, des gens habillés d'une façon très élégante, marchés d'un pas stressé, les klaxons parvenaient jusqu'à mes oreilles, des bavardages... Tous les bruits communs à cette grande ville merveilleuse. A cette l'heure là, beaucoup de questions se bousculaient dans ma tête, en particulier celle de savoir où ma mère pouvait bien être. Si elle était heureuse maintenant..

Me sortant de mes méditations, quelqu'un frappa à ma porte mais rentra sans mon accord. Je chavirai vers celle-ci tout en arrangeant mon chignon.



- Emma ? chuchota une voix que je connaissais bien.



David s'approcha de moi en m'embrassant comme un père attentionné sur mes joues chaudes. Visiblement, il ne semblait plus être en colère pour les événements des jours précédents. C'était bon signe.


- Salut. Ca va ?
- Oui moi très bien, tu m'as l'air de t'être coucher tard toi...
- ..Euh noo....non..
bafouillai-je
- ...J'voulais te proposer de venir avec nous à la séance de dédicace...
- Ben Ouai, j'veux bien...
Ca serait cool qu'il arrête de me couper la parole..
- Mais tu me sembles très fatiguée, tu aurais besoin de repos...
- Roooo, mais non, si j'te dis que ça va. J'suis plus une petite fille, je sais me débrouiller toute seule.

- ... Excuse moi.. j'veux tellement que tu sois bien, qu'il ne t'arrive rien.. j'suis désolé.
- Ok c'est pas grave,
souriais-je
- Bon alors tu viens ?
- Oui, j'en ai pour cinq minutes.




Cinq minutes ><, pourquoi j'ai dit ça moi. C'est bien trop court. Sans perdre de temps, une fois David hors de ma chambre, j'ouvris d'un geste très brusque la grande armoire vitrée coulissante, ce qui fit retentir un bruit massif à travers toute la pièce. Je mis en ma possession les premiers vêtements que je trouvais.. enfin je m'imposai un petit temps de réflexion quand même pour l'assortiment. Une fois habillée, coiffée, et vaguement maquillée, je vidai les lieux puis me rendis au rez-de-chaussée.

La première personne qui vînt à ma rencontre fut Bill. Il était plus mignon que jamais avec sa petite gueule d'ange et me souriait magnifiquement de toutes ses dents. Il m'encercla dans ses bras puis desserra son étreinte.


- Tu m'as manqué depuis hier. T'as bien dormie ? se renseigna-t-il
- Je vois ça ! riais-je Ben ouai, en plus j'ai fait un rêve formidable.
- Tu me le racontes si ça te dérange pas ?
- Il est tellement long à expliquer. Pour faire court, c'était le plus beau jour de ma vie, je venais de retrouver ma mère, à Paris.

- Tu... tu connais pas ta mère ? s'étonna-t-il
- Oh je t'ai jamais raconté ?
- Euh non.. je ne pense pas..
- Eh bien, ma mère nous a abandonné, mon père et moi, avant que je n'apprenne à marcher..
- Ah j'suis vraiment désolé, j'aurais pas du parler de ça.
- Mais si t'inquiète.. c'est pas grave !



Il était tellement attentif à mes paroles, cela me faisait chaud au c½ur. J'avais l'impression que plus rien n'existé autour de nous, ses yeux étaient si captivant, les mêmes que ceux de Tom. Des yeux à vous paralyser sur place. Je souriais de contemplation.


- Ouaou c'est quoi ce plan drague Billou. murmura Georg derrière Bill.
- T'es trop bête Georg. Répliqua Bill.
- Ah, te voilà, je pensais que tu avais renoncé à venir. Débita David venant de la réception.
- Non, non, je t'aurais prévenu, on peut y aller !


La scène en sortant de l'hôtel fût la même que l'autre fois. Toujours cet attroupement de fanatiques, parlant à tue-tête, criant, des fois hurlant. Cette fois, j'avais pensé à prendre une paire de lunettes afin que l'on n'identifie pas trop mon visage mais à mon avis cela devait avoir été déjà fait l'autre jour. D'ailleurs, au moment de l'approche du gros hummer noir teinté, l'une d'elles m'agrippa le bras et me proféra une injure qui me crispa sur place. Le plus sage serait de ne pas y faire attention. Alfred me dégagea le bras en repoussant toutes ces filles en chaleur pour me permettre de monter à bord. Je me calai contre la vitre, tous avaient leurs yeux posaient sur moi. Ahurissant toute cette rivalité entre fans. J'ai même aperçu une petite se faire tirailler les cheveux et tomber en arrière par la suite.


# Posté le mardi 28 août 2007 13:48

Modifié le mardi 24 juin 2008 15:41

Chapitre 7

Chapitre 7



- Ca va ? Tu ne t'es pas fait mal ? S'inquiéta David.
- Ca peut aller.. mais dîtes-moi, en m'adressant au groupe, vous les rendez toutes folles, leur annonçai-je en pouffant de rire.
- C'est pas de ma faute si je suis trop beau, se vanta Tom
- Arrête le poulpe, tu sais très bien que c'est moi qui les fait toutes craquer avec mes abdos. Riposta Georg.


Tom et Georg continuèrent leurs petites vannes dans leur coin en s'évaluant tandis que Bill et Gustav les regardaient amuser par la situation mais leurs regards dégageaient une expression de désolément face aux gamineries des deux autres. A mon plus grand étonnement, David prenait part aux rigolades et conversations hilarantes du groupe. Je ne le comprendrais jamais...


*


Personne dans les rayons. Pourtant, d'après David, ce magasin était une des plus grandes entreprises de France. Ah mais oui, que suis-je bête. Le grand phénomène était là. Des milliers de gens avaient du se déplacer rien que pour les voir. Ils étaient tous amassés au premier étage. Tant mieux pour moi d'ailleurs, je peux me régaler de la bonne musique sans plisser les yeux. Actuellement dans mes oreilles « A rush of blood to the head » de Coldplay. Cette musique m'évoquait des souvenirs, bons ou mauvais, mais l'importance c'est que je m'en rappelais et qu'il me procurait le bonheur de repenser à ma mère. En fait, je dis « souvenirs » mais j'étais beaucoup trop petite pour que mon cerveau enregistre toutes les images. Ces moments ressortent de ma tête grâce à de quelconques photos enfouis dans un carton, ce carton qui est toujours placé dans les greniers de nos nouvelles habitations. Mes mains frêles étaient posées sur les écouteurs du casque m'enveloppant la tête. En face de moi je lisais les noms des autres artistes comme « The coors » ou bien « The cure », tous ceux commençant par la lettre C mais les lumières m'aveuglant, mes paupières se rabattirent rapidement m'emmenant pleinement dans l'ambiance musicale.

- Aïe, déclarai-je



A la suite de cette interjection, ma tête virevolta rapidement. Cinq filles. Cinq filles que je ne connaissais pas du tout étaient devant moi, me lançant des regards antipathiques. La plus avancée en ma direction venait tout bonnement de me pincer. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle marmonnait du fait que le volume était poussé au maximum. Elle parlait entre elles d'une manière dégoûtée mais sans jamais me quitter des yeux. Ce qui me marqua tout de suite, c'est qu'elles étaient recouvertes d'écriture, de mots... mais pas n'importe quels mots. Tokio Hotel. Partout. Sur le front, les joues, le cou, la poitrine, les bras.. J'avais surement à faire à des groupies. J'ôtai avec regret le casque de mes oreilles et me préparai à ouïr leurs propos.



- T'es qui toi ? La nouvelle copine d'un des Tokio Hotel ? Réponds petit garce, me demanda une fille aux cheveux rouges.



Je ne comprenais aucun mot de cette langue. Le français. Je lui expliquai tant bien que mal mon problème.


- Je suis américaine, marmonnai-je en espérant qu'elle déchiffre.
- Ouai, c'est ça, te fous pas de notre gueule à jouer les étrangères, aboya-t-elle d'un ton menaçant en sortant un cutter de sa poche. Elle avait donc compris.


Les mots ne me venaient pas à la bouche. Elle pointait son engin vers ma figure. Je n'avais pourtant rien à me reprocher. Heureusement pour moi, un des vigiles du magasin « Fnac » passait par-là. Mon c½ur battait à tout rompre et je restais figer sur place. Voyant l'agitation de notre côté, le grand homme vêtu de noir se rapprocha.



- Hey vous ! Qu'est ce que vous faîtes ? Lança-t-il au loin.


Bien évidemment, il avait aperçu l'arme de la groupie et s'empressa d'éclaircir tout ça. Elle, semblait terriblement mal à l'aise de s'être fait remarquer. Mon regard vacillait entre le garde et mon agresseuse. Leur conversation était pour moi du chinois. Incompréhensible.
Quelques minutes plus tard, après que le vigile m'ait soudoyé une infinité de questions, il emmena par le bras la jeune fille aux cheveux teintés tout en me raccompagnant au prés de David qui paraissait très inquiet.


- Que s'est-il passé ? s'empressa-t-il de me demander.
- Euh.. C'est une groupie... elle m'a un peu agressé on va dire. Expliquai-je
- Comment ça ? Il ne t'est rien arrivé j'espère ?
- Non, ce monsieur a su être là au bon moment.
- Je redoutais ça depuis ton arrivée. Désormais, il ne faudra plus que tu te ballades toute seule, compris ?
- Oui, oui.. Je peux aller voir les garçons ?
- Ils sont dans une salle en arrière boutique. Alfred va t'y accompagner.
- Merci.




Alfred, mon copain ! Bon évidemment, je plaisante. Je ne m'acharnai pas à essayer désespérément de lui arracher un sourire. Cela aurait été peine perdue. Pendant mon trajet de mon point de rencontre avec David et la salle qui contenait les personnes que je voulais voir, je n'avais qu'une seule chose en tête. Plus précisément une question. Pourquoi cette fille m'avait-elle attaqué ? Dés cet instant, je ne me sentais plus en sécurité ici mais je ne pouvais pas partir. Beaucoup de choses me retenaient. Le fait que mon père ne soit pas là, que j'avais appris à apprécier David malgré ses quelques défauts et d'autres causes que je vais garder pour moi. Nous franchîmes le seuil de la porte. Moi d'abord, Alfred me tenait galamment la porte. Quel gentleman ! Puis il clôtura le passage après son entrée.


- Emma !! On se demandait où tu étais !! Prononça Bill en venant à ma rencontre suivi par Gustav.


Georg et Tom étaient installés sur des canapés gris toujours avec le sourire aux lèvres. Sûrement en train de se taquiner ces deux là.


- Tu faisais quoi ? m'interloqua Gustav.
- J'écoutais de la musique en haut.
- Ah d'accord.




Je pensais qu'il fallait que je garde le petit incident pour moi pour le moment. Je préférais ne pas jouer les martyres même si David allait sûrement le ressortir un de ces jours.


- Sinon ça va ? T'es pas trop fatiguée ? m'adressa Bill d'un air attentionné.
- Si, demain ce sera grasse mat' obligatoire.
- Ca tombe bien, ce soir on a rien de prévu alors on va pouvoir passer une soirée tranquille.

- Tranquille ? Qui parle de soirée tranquille ? Interjecta Tom en se mêlant à notre conversation.


Je m'attendais inévitablement à la même scène que dans la voiture le matin-même. Cela avait beau être des jumeaux, les deux étaient totalement différents mais tout aussi charmant.


- Bon, vas-y dit nous ce que t'as prévu. Soupira Bill d'un air agacé.
- Georg et moi, on a prévu d'aller en boîte. Souria-t-il
- Encore ? Mais, demain on a le concert, vous allez être crevé. Ce serait sympa qu'on reste ensemble et que pour une fois, t'arrête de te taper des meufs. Parce que vous connaissant, vous avez pas l'intention de revenir les mains vides, je me trompes ?
- Ouai mais là, je tiens plus.. Tu sais très bien que...
- Stop, épargnes-nous les détails s'il te plaît...
- Bon ok. Je veux bien rester ce soir mais crois pas que c'est grâce à toi.




Sur ces paroles, il m'adressa un torride clin d'½il que je fis semblant de ne pas voir.



*



Ma joie était des plus grandes. A mon retour à l'hôtel, encore bouleversée par les évenements s'enchaînant, l'hôtesse d'accueil me délivra une enveloppe, une enveloppe pas comme les autres car lorsque je posai les yeux dessus, un très, je dis bien très large sourire se dessina sur ma bouche. Une écriture. Cette écriture que je reconnus tout de suite. Je me débarrassai très rapidement de mon sac qui fit un petit voyage dans les airs avant d'attérir sur un fauteuil ancien. Je ne m'attardai évidemment pas à ouvrir l'enveloppe pour qu'elle reste intact, je l'éventrai plutôt à ma manière. Et là je commençai ma lecture :


« Ma chère fille,


J'espère que ton séjour à Paris se passe bien, que tout est du mieux pour toi et que David est gentil avec toi. Pour ma part, je travaille très dur mais Sydney est une ville magnifique. Tu serais aux anges si tu voyais toutes les boutiques mais je me doute qu'à Paris tu dois être aux anges aussi. Je pense souvent à toi, tu sais très bien que ces vacances, j'aurais vraiment aimé les passer à tes côtés. Comme à nos vieilles habitudes. Ne t'inquiètes pas, je n'oublierais pas ton petit Noël. Sache qu'après ce voyage de longue durée, je me réserve entièrement pour passer du temps avec toi. Je suis tellement désolé de te faire subir tous ces changements que je dois me faire pardonner. Au fait, tu t'es fait des amis ? David m'avait parlé du groupe qui serait en votre compagnie. Ce sont de beaux garçons ? Ne fais pas trop de bétises.. Maintenant je dois te laisser, mon boulot m'apelle. Mais ne me téléphone pas, ça coûte très cher ou sinon, pique le portable de David. Tu me manques ma grande fille. D'énormes bisous.


Ton père qui t'aime. »



En lisant ces quelques mots, mon c½ur était sur le point de s'arrèter. Touchée excessivement par ces paroles que mon père avait écrites. Je ne voulais qu'une seule chose, le retrouver. Pouvoir me blottir dans ses bras au coin du feu comme quand j'étais petite et que je veillai jusqu'à ce que le père Noël arrive. Même si, malgré mes incroyables tentatives de garder les prunelles ouvertes, mes rêves m'emportaient toujours, la main de mon paternel me carressant soigneusement les cheveux, flamboyant grâce aux reflets des flammes.


- Tu lis quoi ?


Me sortant de mes réveries, un individu nommé Bill.. Bill comment d'ailleurs ? Etait présent à mes côtés, son bras autour de mes épaules.


- Une lettre de mon père.
- Oh, alors des bonnes nouvelles ?
- Eh bien.. oui.. Son travail lui prend beaucoup de temps mais j'suis contente qu'il s'en ait consacré pour m'écrire..
- D'accord.. bon.. alors ce soir, les autres et moi, donc pendant que tu lisais ta lettre, on a organisé la soirée dans l'hôtel.
- Ok. Tu m'expliques sur le chemin ?



En allant vers l'ascenceur, je pliai finement le papier pour enfin le reglisser dans son emballage. Bill continuait à débiter.


- Alors.. Gustav et moi, on voulait regarder un dvd mais Tom et Georg n'était pas d'accord.. Eux, ils veulent qu'on se retrouve dans une chambre avec une pizza et qu'on joue à leurs jeux favoris.. Enfin bref. Donc vu que nous, on en a pas du tout envie, on te propose deux trucs. Tu peux venir regarder un dvd ou si t'as envie de pizza, tu sais où c'est..
- Ah.. c'est super.. mais j'en sais rien moi..



Le petit gling gling du monte-personne avait retentit et nous étions maintenant dans le couloir. Comment pouvais-je choisir entre ces deux groupes de personnes ? Ils sont tous adorables. Je ne veux pas faire de malentendus. Les yeux mieleux de Bill suivaient les miens à la trace.


- Bon ben tu réfléchis et tu nous dis, ok ?
- D'accord, à plus tard.



Les mains retroussées dans mes manches, je me retournai, préoccupé par ce choix qui se devait d'être minucieux. Je pus saisir le bruit des pas de Bill s'éloignant. C'est alors que je me stoppai net et sans réflexion, seul mon inconscient était guide de ma personne, je tournicotai dans l'autre sens, en espèrant d'y trouver celui avec qui je parlais quelques minutes auparavant mais ma mine fus prise d'une expression de déception lorsque je ne découvris qu'une porte se rabattant. Bon tanpis. Peut-être une autre fois. Désormais, je devais me creuser la tête pour trancher entre les deux propositions.



Cloîtrée dans ma chambre, rangeant une partie de mes cds que j'avais soigneusement rangé dans une magnifique boîte à chaussures. La même préoccupation dans la tête. Et si, tout simplement, je passais la moitié de la soirée avec le premier groupe, qui se devait d'être les personnes se présentant sous le nom de Bill et Gustav puis rejoindre le deuxième groupe, composé de deux individus que je qualifirais comme étranges, Tom et Georg. J'y gagnerais dans les deux cas et je ne décevrais personne.
Avant que je ne doute de cette hypothèse, j'allai rendre visite à Bill à l'étage du dessous, dans sa chambre respective. Mon poignet se heurta trois fois contre la porte.


- Emma ! Ca va ?
- Oui oui et toi ?
- Oui.. ,
son sourire angélique laissait briller toutes ses dents.
- Bon.. euh.. j'ai donc réfléchi pour ce soir.. et est ce que ça vous dérangerez si je regarde le dvd avec vous et puis qu'après j'ailles passer le reste de la soiré avec Tom et Georg ?
- Ben oué, comme tu veux. C'est toi qui vois..
- Ok.. Et je vous retrouve à quelle heure et où ?
- Disons dans trente minutes, ici. Et puis Tom et Georg, ils seront dans la chambre de Tom, qui est la 203.
- Ok. Merci Bill. A tout à l'heure,
annonçai-je en m'éloignant peu à peu.
- Oui à tout à l'heure.


Tout ça était donc réglé. Maintenant, pensons plutôt à ce que nous réservera la soirée..




# Posté le jeudi 13 septembre 2007 15:06

Modifié le mardi 24 juin 2008 15:41

Chapitre 8

Chapitre 8




- Qu'est ce que tu fais Bill ? balbutia Gustav avec agacement
- Mais je trouve pas le bon canal.. justifia-t-il


Il était aux alentours de neuf heures. J'étais comfortablement installée dans un magnifique fauteil moelleux, bordeau et sobre. A travers la grande baie vitrée, on pouvait contempler une multitude de petites lumières luisant dans la clarté de la nuit parisienne. La pièce était tenue dans une ambiance chaleureuse et agrèable. Le doux parfum des garçons me venait aux narines. Attirant. Bill gesticulait devant le lecteur, télécommande à la main. Gustav, lui, aspectait d'un air désespéré la scène et était étalé sur le lit, tête posée sur ses mains.


- On regarde quoi en fait ? sondai-je
- American Pie ! Articula Bill en se retournant, un grand sourire aux lèvres.


A cette petite annonce, je fis pris d'un élan de gaieté. Je me souvenais très bien de ce film. Ce film devant lequel j'avais passé une merveilleuse soirée il y a environ un an de cela, juste avant que je déménage pour une nouvelle ville. Avant ce départ, c'était le seul endroit où j'avais passé plus de trois mois et où j'y avais fait les plus belles rencontres. Ma meilleure amie dont je n'ai plus de nouvelles depuis bientôt huit mois maintenant ainsi que quelques autres. J'avais passé cette soirée avec eux, au bord d'une plage déserte, dans la maison de mon oncle. Une maison magnifique où sommeillent d'innombrables souvenirs.


- Tu veux quelque chose à boire ? me proposa Gustav en me sortant de mes remémorations.
- Non ça ira merci. Souriai-je
- C'est bon j'ai réussi. Signala Bill en soupirant de soulagement.


Il s'installa aux côtés de Gustav dans la même position. Etendu, les coudes repliés au niveau de la poitrine et la télécommande pointée vers la télé. Il tapotait sur les touches et s'interrompit.


- Emma, tu veux bien éteindre la lumière s'il te plait ?
- Oui bien sûr.
Rétorquai-je en me levant.
- Et viens plutôt te mettre à côté de nous au lieu de t'isoler sur ce fauteuil. Ricana-t-il


Après la pression de l'interrupteur, la salle était dans l'obscurité mais l'éclairage de la télé laissait de la distinction à la vue. Je m'affalai prés de Bill, toujours dans la même attitude que lui et Gustav. Le film commençait et je conservai un petit sourire au coin de ma bouche..


Nous enchainions les fou-rires face aux prouesses de Jim et ses amis. Cela me faisait le plus grand bien de faire travailler mes zygomatiques. Si seulement Eve était là. Dans un silence momentané, une sorte de ronflement retenit notre attention. Je pivotai ma tête vers les garçons. Bill avait fait de même et c'est à notre plus grande surprise que nous découvrions Gustav, complètement effondrer, la tête dans les bras, les paupières fermées. L'autre individu se ravisa vers moi et m'adressa un petit sourire d'amusement. Le pauvre. Avec tous leurs déplacements, il était épuisé. Ce devait être pareil pour les autres.


- Tu sais Bill, si t'es fatigué, je veux pas t'empècher d'aller dormir.
- Mais non t'inquiètes pas, il doit être dix heures même pas. Ricassa-t-il. Gus s'endort facilement...
- Ah ok. ^^



Je contemplai ce regard magnétique, luisant dans la pénombre. Je le dévorai des yeux sans me préoccuper du film que lui ne regarder pas non plus. Après ces instants de scrutation, il ouvris la bouche.


- T'es trés jolie..


Il l'avait dit d'une voix tellement douce, tellement envoûtante que mon c½ur n'y resta pas insensible. Charmé par ces paroles, je restais bouche-bée. Je ne sus répondre qu'un...


- Merci ! C'est gentil.


Il me souria et se retourna vers la télé. Ces deux mots qu'il avait prononcé me trotter dans la tête. Contente.. Peut-être ? Mais sérieusement embarrassée de ce que j'avais répondu. Quel honte ! Là j'aurais pu tenter une approche ou alors réengager la conversation ? Mais non.. mon inconscient n'était pas de cet avis. Je me contentais de le lorgner. Il jouait avec la fameuse télécommande là faisant tourner dans tous les sens. Je restais silencieuse, le film ne m'interressait plus beaucoup.. J'avais terriblement envie de savoir ce qu'il pensait. Peut-être que lui aussi faisait semblant de visionner l'écran, peut-être que lui aussi était préoccupé ? Trop de questions se mêlaient dans ma tête comme de délicieuses spaghettis enroulées entre elles.

Une heure plus tard, le générique du film se déroulait devant mes yeux. A cet instant, Bill se mit debout et pressa le bouton Off de la télévision. La pièce devînt soudain silencieuse et sombra dans la pénombre. Les bruits noctures arrivaient jusqu'à nos oreilles mais Bill brisa le silence.


- Bon.. on va pas réveiller Gus hein ?
- Ouai..
riai-je doucement.
- Euh.. Je t'accompagne jusqu'à la chambre des autres ? me proposa-t-il d'une voix parraîssant gênée.
- Oui avec plaisir.


Je quittai ma place non loin de Gustav et me dressa debout. Mes jambes étaient complètement engourdies à force de m'être éterniser comme je l'étais. Nous ne voyions presque rien dans cette noirceur et nous faisions très attention de ne faire aucune détonation suspecte d'éveiller Gustav. Je détournai la tête pour entrevoir une dernière fois la magnifique vue de Paris mais un être montra sa présence.


- Aïe, chuchota Bill


Je lui avais maladroitement rentré dedans, lui écrasant avec finesse le pied. J'avais décidément l'habitude de tenir mes mouvements en échec. Suite à cette petite maladresse, je fis volte-face très brusquement en n'imaginant pas la situation qui allait suivre. Un souffle délicat et tiède croisa mon visage. J'étais très près. Beaucoup trop près de lui. Apparemment à l'encontre de sa bouche. Je levai mon regard et constata que le sien était posé sur moi, brillant à travers l'obscurité. Il plissa un peu le coin de la bouche, j'imaginais donc un petit sourire de sa part. Son bras gauche bougea alors et sa main s'aventura le long de mon épaule pour enfin effleurer mes cheveux. Ca allait beaucoup trop vite. Je n'allais quand même pas interrompre ce moment si agréable mais si troublant..


- Huum.. Euh.. Désolé de t'avoir marcher sur le pied.. marmonai-je la voix tremblante.


Après cette minutieuse phrase très recherchée pour l'esquive, mes membres restaient figés sur place, ne savant pas où aller. Mais Bill fut le premier a bougé. Il se ravisa de tel sorte à se retrouver en tête à tête avec la porte. Puis un faisceau de lumière jaillit de la rainure après une perception du cliquetis de la poignée. Ce faisceau s'agrandit de plus en plus jusqu'à laisser paraître le couloir de l'hôtel. Ce couloir somptueux éclairé par de petits luminaires fiévreux accrochés au mur. Il se tenait contre la porte patientant que je passe et me zieutait le sourire aux lèvres. Charmant. Mes pas s'enchaînèrent, j'aperçus la porte des autres garçons un petit peu plus loin légèrement entrouverte ou alors mal fermée. A la suite de la fermeture de notre porte, Bill m'effleura le bras d'un geste sensible de la main pour m'indiquer de le suivre.


- Tu vas faire quoi après ? me renseignai-je
- J'sais pas.. Peut-être que j'irais manger quelque chose au salon.. me nargua-t-il avec une grande fente jusqu'aux oreilles.
- T'essai de me dégoûter là ou quoi ? riai-je
- Non non..


Notre avancée se stoppa devant cette porte d'où on pouvait percevoir des voix.


- Bon ben j'vais te laisser.. m'annonça-t-il
- Ok. Ben merci pour cette soirée, c'était vraiment super. Déclarai-je avec une petite tête timide.
- Derien. Bonne fin de soirée, à demain Emma ! fit-il en s'éloignant vers l'endroit d'où l'on venait.


D'un côté, un petit regret s'installa. Je heurtai mon poignée quelques fois à la porte jusqu'à entendre « Ouai » sortant d'un timbre grave. Je m'accordai un dernier regard en direction de la personne précédente en souhaitant un sourire ou bien une ½illade mais trop tard, je ne vis que la porte se cloîtrer.


- Tu viens ?


Un être venait de faire apparition en face de moi. Je ne savais de qui il s'agissait mais je le découvris vite. Georg. Sourire aux lèvres, t-shirt dessinant sa musculature. La porte lui servait d'appui.


- Oui j'arrive, désolé. Ricanai-je


Il écarta l'ouverture puis la referma après mon passage. Avec surprise, je pus constater que leur chambre n'avait rien à voir avec l'autre. Beaucoup plus en désordre, éclairée différemment, des bouteilles d'alcool traînant dans divers endroits, la télévision avait l'air de marcher depuis des heures et il y avait comme une fumée traversant la pièce. Peut-être fumait-il. Tom était affalé sur un canapé et prenait toute la place. Il se redressa lorsqu'il me vit arriver.


- Ah Emma. Je t'attendais avec impatiente.. Enfin, nous t'attendions avec impatiente..
- Salut.. Ca va ?
- Oui oui.. c'était bien votre film ?
- Ouai. J'ai adoré.



Georg se jeta sur un fauteuil en face de celui de Tom qui ,lui, caressait un verre doucement, de ses doigts de guitariste, accoudé sur ses genoux. Je me retrouvais seule, debout. Je visionnai de temps en temps la télé où il passait une vieille émission française que j'avais déjà vu lors d'un de mes passages dans la chambre de David mais dont je ne comprenais pas un mot. Tom reprit sa position étiré.


- Viens t'asseoir ! Reste pas debout. Me proposa Tom
- Euh.. Je m'assois où ?


Il ôta ses jambes du canapé.


- A côté de moi !


Sa voix était très envoûteuse, je l'avoue, et son regard, son regard.. Je me laisse trop facilement séduire par des garçons comme ça. Il tapotait sa main sur l'espace vide à ses côtés comme s'il fallait que je vienne prendre place. Ce que je fis ensuite. Georg prêtait attention à l'écran de télévision buvotant des gorgées de sa boisson. Tom gigotait la jambe et versa un peu de Vodka dans un verre avant de me le tendre. Je regardais ses gestes avec attention. J'entrevu même sa langue jouait avec son piercing sur la lèvre inférieur. Hum, délicieux. Mais il attrapa la télécommande dans le but de baisser le son et par la suite, prendre la parole de sa voix sensuelle.


*


La soirée se passait vraiment bien. Cela faisait presque une heure que j'était là et je m'amusais comme une petite folle. Ils me faisaient rire, rire aux éclats ce que je n'avais pas fais depuis très longtemps. Cela m'avait manqué de me retrouver avec de belles crampes aux abdos. Dans la salle, il faisait chaud. Plus chaud que lorsque j'était arrivée c'est sur. On pouvait dire que Georg, après deux bouteilles de vodka bus cul sec pour un pari, n'était plus trop dans son état normal. Par exemple, je ne l'aurais jamais vu dévoiler ses sentiments pour une lampe. Tom, lui, avait parfois des attitudes bizards mais semblaient encore réfléchi sur ses actes, mais il allait rapidement finir comme Georg vu la fréquence où il portait le goulot de la bouteille à sa bouche. Pour ma part, ma vue était légèrement trouble et j'avais l'impression à certains moments que la pièce nous tournait autour. Mais sans plus. Je pouvais encore bouger sans me heurter à quelque chose. J'avais fait attention de ne pas trop abusé de l'alcool. Georg, toujours dans ses délires, déambula jusqu'à l'entrée de la salle de bain en nous criant qu'il allait rejoindre « Heidi Klum », puis disparut.


- Il est taré lui. Exclama Tom entre deux rires. Bon.. Ca te dit de jouer à un jeu ?
- Ben ouai pourquoi pas !
- Ok super. En fait c'est plutôt pour voir ce que t'es capable de faire.
- Huum, j'adore les défis. Jt'écoute.
- Alors.. est ce que tu serais capable de boire la moitié de la bouteille là ?



Il me montra un des litres parmis les autres sur la table. Un demi litre de Rhum blanc plus précisèment. Ca tombe bien, c'était une de mes boissons préférées. Mais finalement c'était peut-être risqué.

- D'accord !


Sans réfléchir, le liquide traversait ma gorge. Il me regardait amuser mais je sentais la chaleur et l'excitation me montaient à la tête. Heureusement que je tiens pas mal l'alcool. Mais j'avais tellement bu dans la soirée.. C'était trop tard pour dire ça. Les formes du mobilier formaient des vagues, tout était flou. Extrèmement étrange. Je voyais la chambre sous ses quatres angles mais ça avait l'air de désennuyer Tom. Je pus discerner..


- Cool ! Maintenant est ce que tu serais capable.. eum... de m'embrasser ? interrogea-t-il d'un ton voluptueux.
- Huum. J'crois que j'peux faire ça aussi.


En fait, je n'avais plus conscience de ce que je faisais. Sans me poser de questions, je m'approchai élégament du corp de Tom, pour ensuite effleurai ses lèvres qui de prés étaient plus que friande. Avant le contact, il se morda l'inférieur de désir. Je fis exprès de ne pas gagner de vitesse trop vite afin de plus le soliciter. Son piercing était froid mais tellement sexy.. Reprenant un peu mes esprits, je me retirai de ses lèvres avec regret mais je me rendis compte que ce que je faisais n'avait pas de sens. Il me regardait perplexe. Déjà, je n'ai pas finit en sous-vêtements dans un lit. Il me restait encore un petit pull. Mais quelque peu sous l'emprise de l'alcool, je ne m'empèchai pas de continuer à boire..


▪▪▪


« Aïe » je tentais d'ouvrir une paupière puis deux. Un maux de tête me rongeait le crâne. Où étais-je déjà. Je me rapellais de cette soirée avec Bill et Gustav, et de cette soirée avec Tom et Georg.. Je me redressai vivement. Ma poitrine battait fort. Je passais ma main sur mon front. Cette fois, mes yeux étaient grands ouverts. Je ne me souvenais pas de grand-chose, mis à part ces deux canapés où j'étais assise hier soir et toutes ces bouteilles sur la table. Effectivement, en ce moment même, j'étais assise sur un grand lit central, un peu comme celui de Bill, les jambes recouvertes d'un drap léger. En face de moi, le mobilier de mes souvenirs. Mes cheveux étaient royalement ébourrifés. Je pivotai la tête et vis que je n'étais pas seule. A côté de moi, une personne. Une personne qui pour laquelle j'éprouvrai de la haine maintenant. Pourquoi je n'avais plus mon pull sur moi, pourquoi s'était-il retrouvé en boxer dans le même lit que moi, pourquoi Georg n'était-il plus là, que s'est-il passé le reste de la soirée. Je ne m'en souvenais pas. Le noir total. J'avalais difficilement ma salive. Tout cela me dégoûtait. Et David, que va penser David. La lumière du jour transperçait les rideaux. Quelle heure était-il. Mon voisin dormait à point fermer. Grrr mais Emma, ressaisis-toi, ne reste pas planter là.

Je sautai du lit, enfilai mes chaussettes et mes chaussures en faisant le moins de bruit possible. Mon pull, faut que je retrouve mon pull. Je balayai la salle du regard en espèrant tomber dessus mais c'était pas très facile sans lumière. Ma vue retomba un instant sur lui. Tom. Cet érotique personnage que je fusillai du regard. Je me remis dans ma recherche soulevant ses jeans, t-shirts qui trainaient par terre pour enfin tomber sur ce qui m'appartenait. Je m'empressai alors de passer cette porte et la refermai soigneusement. Mes cheveux mal coiffés tombaient sur mon visage sûrement pleins de cernes. Je ne le pensais pas vraiment mais tout ça me chamboulait beaucoup. Même peut-être une envie de pleurer. Mais Emma est une fille forte qui se bat et pour le moment elle doit se concentrer pour regagner sa chambre. Je me retournais faisant valser ma chevelure blonde et bouclée et comme toujours, je me pris quelqu'un dans la figure.


- Salut Emm... Emma ?


Me dégageant les yeux, je découvris un être que je redoutais de croiser ce matin.


- Oh Bill...
- Mais qu'est ce que tu fais si tôt dans la chambre de To....
- Euuh...
- Ah je comprends... mais que suis-je bête !



Mes mains tremblaient, mes jambes tremblaient, mon corps tremblait. Je suçotais mes lèvres. Il croyait des choses qui devaient le décevoir. Son regard changea soudain d'aspect. Plus dur, plus poignardant. Aucun son ne sortit de ma bouche. Il prit la direction de sa chambre. Je restait plantée là, au milieu du couloir. Putain. Je le dis haut et fort cette fois-ci.


- Bill !!!! appelai-je d'un ton un peu plus fort.


Mais il fit l'ignorant et disparut derrière sa porte. J'ai tout gagné. Je suis vraiment la dernière des idiotes et tout ce que je fais tourne aux rivalités. En prenant le chemin de ma chambre, rempli de regrets, désespoirs et humiliation, je me posai énormèment de questions sur mon avenir. Mes mains liées, servant de support à mon pull. Les marches que je montais me semblaient interminables. Il ne me manque plus que de croiser David et là je suis une fille morte. Je me sentais très mal dans ma peau. Le plus dur va être d'endurer cette journée qui ne fais que commencer. Ce soir, le concert. Hier, j'aurais dû me dire que « demain, ce sera aujourd'hui en pire ».

# Posté le mardi 09 octobre 2007 14:49

Modifié le mardi 24 juin 2008 15:41

Chapitre 9

Chapitre 9
Bon ben j'arrive pas à mettre la vidéo directement, je rééssairais plus tard XD. En attendant je laisse un lien là. Voilà. Gros bisous ^^ Et concernant ma fic, je suis en train d'écrire le prochain chapitre car j'ai beaucoup d'inspiration en ce moment alors c'est en bonne voie! _Do you like ?!









Après une bonne douche fraîche m'ayant remis les idées en place, j'étais placé sur mon lit, les bras déployés vers les oreillers. Mon centre d'intérêt était concentré sur cet abat-jour au plafond dont je n'avais jamais fait attention. Ce n'était pas bien difficile de ne pas le voir. Je vais le qualifier avec mes propres mots. Abominable. Mon visage affichait probablement une expression d'éc½urement face à cette horreur. Et puis pourquoi je me fais une fixette sur cet objet sans valeur. Peut-être qu'il fallait que mon esprit se défoule sur quelque chose.
Quelqu'un frappa à ma porte. Je mis un petit temps de réflexion avant d'aller ouvrir car peut-être était-ce une personne que je n'avais point envie de croiser aujourd'hui. Même si j'allais devoir m'y faire. Je comptai jusqu'à dix dans ma tête en fermant les yeux, comme me l'avait expliqué mon paternel. D'après lui, c'est comme cela que l'on fait de bonnes décisions.


- Emma ! T'es là ? C'est Georg ! Quémanda l'individu.


Ah ! Georg. La dernière fois que je l'avais vu, c'était hier soir mais pas dans son état normal. La porte me semblait loin, très loin. J'étais tellement bien sur mon lit, rien ne pouvait m'en décoller, bien que j'allais bientôt devoir le faire. Je n'allais tout de même pas le laisser planté devant la porte, le pauvre ! Un de mes pieds se déposa sur le sol chaud de la fine moquette grise puis l'autre. En me relevant, une sensation déconcertante parcouru mon corps comme si j'allais directement retomber à la renverse mais après quelques secondes sur place, sans bouger, tout redevînt normal et j'entamai le chemin vers ma porte d'entrée. Mes plantes de pieds furent chatouiller par ce grand tapis qui recouvrait le sol à l'extrémité de mon lit. Il était blanc comme neige et sa texture, tellement douce et légère, faisait penser à une multitude de petites plumes. Après ce petit moment agréable, j'enfilai mes chaussons de bain au passage. L'individu à ma porte remontra sa présence en frappant deux coups secs.


- Oui j'arrive !!!
déclarai-je


J'enclenchai la poignée puis un Georg tout souriant apparût. Il m'étreignis dans ses bras musclés puis s'écarta. Heureusement que personne d'autre ne me voyait dans l'état où j'étais. Toujours ces mêmes cernes que j'allais avoir du mal à enlever, emmitouflée dans un peignoir bordeaux et bien sûr, mes fameuses pantoufles. Sans oublier ma tignasse royalement désordonnée qui me faisait passer pour une folle.


- T'en fais une de ces têtes ! me fit-il remarquer, ce qu'en fait, je savais déjà
- Oui bon. T'es venu pour quoi ? m'impatientai-je
- Ah oui. On s'en va, on va à la répét' .


Il commença à pivoter vers la gauche mais ma voix s'élevant un peu plus le retînt.


- Maaaais, il est quelle heure ?
- Soit disant que l'on vient de manger, il est environ une heure.
Me sourit-t-il.
- Tu plaisantes j'espère ?
- Pourquoi je m'amuserais à faire des blagues pareilles ! Bon, j'y vais parce que David m'avait dit cinq minutes.


Après cette brève discussion, je refermai ma porte pour ensuite m'adosser contre celle-ci et de souffler un bon coup. Mon dos glissa le long puis j'atteignis enfin le sol. Je demeurai ainsi, recroquevillée sur moi-même, la tête plongée dans mes mains chaudes, le souffle court et en profonde réflexion sur mes idées noires.





*



Cela faisait bientôt trois heures qu'ils étaient partis et bientôt trois heures que j'étais là, dans ma chambre, à penser à tout et à rien. Tournant en rond comme un lion fait dans sa cage. J'avais toujours la même préoccupation en mémoire, je voulais savoir ce qui s'était réellement passé cette nuit dernière. Bien sûr, personne ne pouvait m'éclairer. Mon v½u le plus cher pour ce soir était de ne pas le croiser. Lui. Celui dont je ne connaissais pas le vrai visage, celui dont je ne connaissais pas la réputation. Eprouvais-je de la peur ou alors du mépris.. Je n'avais jamais raconté mon passé jusqu'à présent mais peut-être serait-il bien de vous en faire-part. Je parle surtout de mon passé social, de mes histoires amoureuses plus particulièrement. Bien qu'il fut des moments très durs à traverser, je n'avais presque jamais versé de larmes car on m'avait toujours dit qu'un garçon ne méritait pas les larmes, si précieuses, d'une fille. Disons deux ans et demi auparavant, à ma quinzième année, la fille que vous auriez vue à certains moments, vous ne l'auriez pas reconnu tel qu'elle est maintenant. Mon état d'esprit et ma vision des choses n'étaient pas du tous les mêmes. Mon tempérament était froid voir même glacial. Je passais ma vie à changer de compagnons. Pour rien au monde je ne retournerais à cette période de ma vie. Pourquoi j'essaie tant bien que mal de raconter tout ça ? Peut-être parce qu'il me la rappelle.. Vous savez qui n'est ce pas ? Nous le savons très bien vous et moi. A cette époque, personne ne pensait que j'allais changer un jour mais c'était faux de dire ça car un an après, j'étais transformée.

Les minutes passaient et je me demandais ce que je pouvais bien faire jusqu'à ce que mon chauffeur arrive pour m'accompagner au lieu du concert. J'allais assister à leur show depuis les coulisses, ce qui aurait fait enrager toutes les groupies si elles le savaient et je n'aurais sûrement plus de vie à la fin des vacances. Ma valise était grande ouverte sous mon nez, des bouts de pantalon dépassant un peu de partout ainsi que des manches de t-shirts et quelques accessoires par-ci par-là. J'étais assise en tailleur, par terre, les yeux toujours fermés. J'avais déjà pensé à l'idée qu'il fallait daigner me préparer mais un obstacle me faisait remettre en question l'hypothèse. Dans ces circonstances, c'était « Qu'est ce que je pouvais bien mettre ? ».


*


Il ne me restait plus que cinq minutes avant mon départ. Ma chambre était dans un état catastrophique, le parfum volant dans l'air me donnait des maux de têtes, j'avais peut-être un peu forcé la dose. Et, évidemment, au moment le plus délicat de la journée, il fallait que quelqu'un vienne m'appeler, faisant sonner mon agaçante sonnerie que je devrais sérieusement penser à changer. Cependant, mon visage plissé de désagrément changea soudain d'aspect à la vue de l'auteur de cet appel et un jolie sourire se dessina sur mon petit minois. Mon papa.
Je fus tellement contente de l'avoir au téléphone que j'avais certainement du lui éclater les tympans bien que notre conversation fut courte. Il m'avait expliquer qu'il ne possédait qu'un bref instant entre deux réunions, or il allait me rappeler le lendemain pour m'interroger sur je-ne-sais-quoi. Trois coups massifs me firent brutalement sursauter. Je m'empressai de déverrouiller la porte et d'empoigner mon petit sac à main à fine bretelle.


- Oh bonjour Alfred ! dis-je enthousiasmée


Il s'éclaircit la voix avant de me répondre tel le fait un garde du corps de sa voix de stentor.


- Bonjour mademoiselle. Je vous pris de m'excuser, nous sommes un peu en retard. Nous devrions nous dépêcher.
- Très bien. Et c'est loin ?
- S'il n'y a pas de bouchon, nous mettrons, approximativement, une vingtaine de minutes. Mais ce serait un coup de chance. Grommela-t-il
- D'accord !


Le temps que je me renseigne sur les éventualités du trajet, l'ascenseur fit retentir le petit bruit que j'avais l'habitude d'entendre. Dans le hall, je fus surprise de voir que la réceptionniste était devenue « le » réceptionniste. C'est dommage, elle était plutôt bien sympathique. Comme à son rituel, la pièce était déserte si ce n'est un petit couple juste de passage pour récupérer une clé. Les portes vitrées à rayures opaques coulissèrent pour nous inviter à passer. Un vent hivernal me frappa de plein fouet ce qui m'obligea à nicher la moitié de mon visage dans le creux de mon écharpe. Il avait neigé cette nuit. Une fine couche de poudre blanche recouvrait les toits des voitures n'ayant pas bougé depuis hier. Un corbillard noir –se démarquant du décor- était garé dans le prolongement de la porte. Je m'installai à l'intérieur au fond des sièges de cuirs. Je guettai Alfred qui faisait le tour de l'engin, s'amusant à faire tourner les clés autour de son index, les joues rougies. Il me rejoignis puis démarra le moteur pour enfin quitter le devant de l'hôtel.

Me voilà en route pour ce concert. J'allais enfin pouvoir les découvrir sur scène, voir leur talent qui ne laisse pas insensible les jeunes filles. Hormis le fait que j'étais redoutablement excité d'assister à la scène, un stress pénible s'emparait de moi. Avec une boule au ventre et dans la gorge, je ne pouvais qu'être zen, en ironisant un peu.
Je regardais le trottoir défilé sous mes yeux. Des parisiens pressés couraient sur les trottoirs pour ne pas rater leur train ou ne pas arriver en retard quelque part. Je qualifierais Paris comme la ville du stress. Alfred gardait les yeux rivés droit devant lui, son pied jouant avec la pédale. L'atmosphère était donc silencieux mais pesant. Les carreaux du corbillard étaient troubles en raison du froid. Je sortis une petite glace de mon sac à main en vue de pouvoir examiner mon épiderme. Heureusement, seules mes joues étaient devenues un peu écarlates. Cela aurait pu être pire comme mon nez par exemple. En un coup de main négligé, je la refermai puis la rangea soigneusement pour enfin faire glisser la petite fermeture. Je passais quelques coup d'½il dans le rétroviseur mais je ne pus discerner que les grosses lunettes noires de mon chauffeur.


- Mademoiselle ! Excusez-moi de vous déranger. J'ai omis de vous faire-part d'un petit mot que monsieur Kaulitz m'avait chargé de vous donner. Bafouilla-t-il dans son col de blouson noir remonté.
- De quel monsieur Kaulitz parlez-vous ? l'interrogeai-je surprise
- Eum.. c'est que.. je n'oserais pas me permettre de les appeler par leurs prénoms. Vous comprenez.. pour mon métier..
- Oh Alfred, vous êtes avec une jeune de dix-sept ans. Vous pouvez bien faire une petite entorse, de plus, il n'y a personne d'autre que vous et moi. Ce sera notre petit secret. Ok ?
- Bon. Si vous insistez. C'est Tom Kaulitz qui m'a demandé de vous donner ça.


Il lâcha le volant de la main droite, la plongea dans une petite poche étroite au niveau de la poitrine puis en ressortit un petit papier chiffonné. Je le saisis mais une chose étrange me disait de ne pas ouvrir ce papier. Tout simplement, je ne le pouvais pas. Tout ce qui provenait de lui m'horripilé. Mon regard était fixe sur ce morceau que je chiffonnais dans tous les sens à défaut de l'ouvrir. Peut-être le lirai-je plus tard dans la mesure où je jugeai que ce n'était pas le bon moment. C'est ainsi que je le plongeai au fond de la poche de ma veste.


- Cela vous dérange si j'allume la radio ? hésita Alfred
- Non, non pas du tout.


C'était peut-être le début d'une bonne entente entre lui et moi. Nous étions effectivement partis sur de très mauvaises bases (cf. chapitre 2). Comme il l'avait dit, les rues étaient semaient de bouchons. Des feux rouges partout, des piétons qui traversaient, l'enfer !
Ce n'est qu'après une bonne dizaine de minutes que nous arrivâmes enfin à ce « Zénith » comme je l'avais entendu. Non sans grande surprise, une gigantesque foule de fans faisaient la queue devant. La rue était complètement bouchée. Heureusement que les entrées d'artistes existent. On entendait des cris mais aussi des chants. Des pancartes taguées batifolaient en l'air.
La voiture plongea dans un parking sous-terrain très sombre privé. Alfred pris place à un emplacement précis comme s'il avait l'habitude de venir ici puis coupa le moteur.



*



Nous marchions dans de grands couloirs décorés de photos d'artistes. On prenait différentes portes débouchant sur différentes salles. Les pas d'Alfred étaient d'une telle vivacité, mes petites jambes n'arrivaient pas à suivre le rythme. Des maquilleuses, coiffeuses, assistants et assistantes se bousculaient, couraient dans tous les sens. De petits haut-parleurs étaient reliés à la salle de spectacle nous laissant constaté la fureur des adolescentes. Une voix masculine annoncée sûrement le temps restant avant le début du show mais c'était du français, donc incompréhensible. On arriva devant une entrée où étaient indiqué dessus le mot...


- « Loges » ? C'est quoi « Loges » ? Demandai-je stupéfaite.
- C'est la salle où se prépare les artistes. M'expliqua Al.


C'était là que ma tension monta en flèche. Derrière cette porte se trouvait une personne redoutée par mon ego. J'allai devoir l'affronter du regard. Cela allait être très difficile, ce n'est pas le moins que l'on puisse dire. Je ne savais pas ce qui m'attendait derrière cette fine paroi. Allaient-ils tous éclater de rire à mon entrée ou alors tous m'ignoraient.. Alfred enclencha la poignée et poussa la porte. Il fit un geste très galant afin de m'inviter à entrer ce que je fis avec difficulté. Je découvris alors une pièce très sobre, très éclairé. Des miroirs longeaient le mur en face de moi. Des canapés d'un aspect moelleux bordaient les côtés et des tables recouvertes de magasines ainsi que des boissons faisaient les coins. Les êtres occupant la salle se levèrent immédiatement. Un que je reconnu plus particulièrement vînt à ma rencontre d'un pas accéléré.


- Ah te voilà enfin ! Balbutia David. Le concert commence dans dix minutes. On y va ! Si tu veux venir regarder, tu suis les panneaux fléchés avec marqué « scène » dessus. Compris ?
- Oui.


Le geste qu'il fît ensuite me surpris totalement. Il m'embrassa sur la joue comme un père fait à sa fille ce que je trouvai très tendre de sa part. Il passa devant moi mais d'autres le suivaient en file indienne. En premièrement, Gustav qui m'adressa un sourire de sympathie suivi de prés par Georg qui comme à son habitude prononça des paroles pédantes.


- Observe les pros ! Ricana-t-il niaisement.


Vînt le tour de Bill qui lui, m'adressa un bref coup d'½il mais toujours de la même expression, aussi fusillant et neutre que le précédent. Cela me faisait beaucoup de peine qu'il réagisse ainsi. Puis le dernier, Tom. Tenant comme à son habitude, son pantalon large avec une main, il balaya ma personne du regard ce que je faisais semblant de ne pas avoir jusqu'à ce qu'il quitte la pièce. La salle me semblait à présent bien vide après que tout ce petit monde soit parti. Il restait une dizaine de minutes avant que je puisse sortir de cet endroit clos. Je pris place sur un tabouret face à un des nombreux miroirs entourés de lampes rondes et m'amusais à lorgner mon propre reflet. Il fallait bien que je trouve quelque chose à faire après tout.
Mais vous souvenez-vous de ce petit mot que j'avais soigneusement plié et rangé dans ma bouche de blouson ? J'étais tellement rongé par l'idée de l'ouvrir.. Maintenant que j'étais bien seule et tranquille, je m'étais dit : Pourquoi pas ? Ma main glissa furtivement dans ce que je peux appeler mon fourre-tout et en ressortis avec le papier entre les doigts. Je le dépliai subtilement puis commençai à lire les écritures inscrites dessus :


Minuit, petit jardin.
Tom

Eum.



*




Leur musique était fantastique et magique. Ce que je pouvais voir à présent était un peu semblable qu'à la maison de disque (cf. chapitre 4) mais en beaucoup plus fort et en beaucoup plus excitant. Il se procurait la scène avec une telle facilité. J'aimais zieuter les regards béats et fantasmés des jeunes filles ayant eu la chance d'être au premier rang mais cela ne dura qu'un temps. Je profitais pleinement du son qui parvenait à mes oreilles.


# Posté le vendredi 19 octobre 2007 13:13

Modifié le mardi 24 juin 2008 15:42

Article d'édit

Article d'édit



Comment avez-vous trouvé le show au Parc des Princes ? ;)



# Posté le lundi 05 novembre 2007 03:47

Modifié le mardi 24 juin 2008 15:43